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La Compagnie du Griffe

 

La Compagnie du Griffe, créee en 2012 et basée dans l'Hérault, rassemble aujourd'hui 4 propositions artistiques.

Elle regroupe des musiciens, comédiens, techniciens de spectacle autour de la création occitane contemporaine.

A partir de texte d'auteurs occitans contemporains, de compositions originales, d'un patrimoine musical revisité, les acteurs de la Compagnie signent des spectacles singuliers.

 

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Note d'intention par Aimé Brees, musicien co-fondateur de la cie du Griffe

Quelle direction artistique pour la compagnie du Griffe?

Le choix du nom de la compagnie peut déjà éclairer un peu le lecteur puisque le terme de Griffe est issu de l'occitan lo grifol qui signifie la source ou encore le point d'eau dans une maison. Et l'on croise fréquemment le toponyme place du griffe dans les villages de l'Hérault qui signifie en fait place de la fontaine. Ce choix du nom Cie du Griffe est déjà un clin d'œil puisque notre travail s'articule autour de la culture occitane, une culture confidentielle, bien cachée et qui ne se dévoile qu'aux petits curieux. Avec ce titre de Cie on peut déjà se rendre compte que l'on travaille à redonner du sens à ce qui nous entoure.
En tout cas il est assez plaisant d'avoir pour symbole de la Cie un nom qui possède deux sens, l'un en français l'autre en occitan et qu'il n'ont rien à voir. Être une passerelle entre ces deux cultures, c'est déjà une mission.
Pour revenir à la symbolique du mot on peut dire que l'on puise à la source et que l'on ne lâche rien.

Avant d'aborder l'intention des différents projets artistiques du Griffe nous pouvons déjà dire qu'ils sont reliés par le choix de la langue occitane comme langue artistique.

Petit laïus sur la création occitane actuelle en guise d'apéritif !

Le choix de cette langue n'est pas de tout repos puisqu'elle oblige ses interprètes à se poser sans cesse la même question: comment faire vivre des créations avec cette langue dans son contexte actuel, avec ses locuteurs rarissimes et son costume de langue régionale, le patois du gavach qui descend de la montagne avec ses gros sabots? Je grossis ici les traits, mais il faut bien se rendre à l'évidence : l'inculture concernant la langue d'oc est déroutante. Faire comprendre à un programmateur lambda que l'on peut proposer un spectacle contemporain en occitan relève encore aujourd'hui de la gageure, même si on sent que les lignes bougent..

Heureusement que nous avons des voies ouvertes par des artistes actuels qui ont su redonner ses lettres de noblesse à la culture d'oc: la créolité d'André Minvielle qui est passé par le Brésil pour arriver à l'occitan, ou Massilia qui redonne à la langue d'oc son pouvoir de langue contestataire et de révolte. Claude Sicre, Bernard Lubat, Claude Marti, une génération qui à développé une pensée et un sens de la contestation assez poussé, je ne rentre pas dans les détails...
Plus proche de nous des artistes tel que Manu Théron qui à choisie d'exprimer l'émotion de la langue d'abord par la polyphonie et qui aujourd'hui écrit des textes brûlants d'actualité... Bref la liste est longue et c'est tant mieux.

Tous ces artistes s'expriment en occitan dans leurs chansons et chacun doit composer avec le contexte particulier de l'usage rare de la langue d'oc. La communication prend des chemins biscornues et l'on entend même parfois dire que ce n'est pas important que le public comprenne ce que l'on chante du moment que cela procure des émotions. On écoute bien des chansons en anglais qu'on ne comprend pas! Soit...
Évidentes questions qui découlent de cette réflexion: pour qui écrivons-nous, pour qui créons-nous cette matière «culturelle»? Pour quelques illuminés portant la croix de Toulouse sur leur poitrine, pour qui n'importe quelle expression de la langue d'oc est vertueuse? Pour un public gourmand de culture à qui nous voulons prouver que l'occitan peut exprimer de grands sentiments dramatiques? Pour les occitans, les autochtones indigènes, ceux qu'on imagine être occitans puisqu'ils sont baignés de cette culture que nous souhaitons reconquérir? A un public large qui peut potentiellement s'intéresser, consommer de la création en langue d'oc?
Il n'y a bien sur pas de réponse exacte à ces questions et les publics qui découvrent nos œuvres ne sont pas forcément ciblés. Néanmoins l'artiste doit bien se poser la question puisqu'il s'exprime la plupart du temps devant un public qui ne le comprend pas. Il y a donc, de base, une équation un peu complexe pour l'artiste occitan.

Qu'est ce qui détermine alors le choix de l'artiste à s'exprimer en occitan? Et qu’exprime-t-il?

C'est bien là que chaque artiste s'exprimant en langue d'oc a son parcours bien particulier. Ce parcours peu être familial, affectif, politique....

La part occitane au sein de la cie du Griffe
Pour ma part, au sein de la Cie du Griffe et dans mon travail artistique en général la rencontre avec la culture occitane, au sens large, a été et reste une source insondable d'inspiration et de recherche tant sur le plan sociologique, philosophique que culturel. Les projets artistiques de la Cie du Griffe puisent dans ce creuset de civilisation. C'est bien sûr un point de départ qu'il faut nourrir par des emprunts à d'autres pensées, d'autres questionnements qui ne sont pas inhérents à la culture d'oc mais à notre posture d'homme occidental du 21ème siècle. (and the women too !)
Et il en découle plusieurs directions. 
Nous ne parlerons pas ici de direction artistique mais plutôt d'une suite de choix qui détermine une direction élargie, englobant plusieurs gestes artistiques (complémentaires?). Et le temps qui passe, qui fait mûrir la grappe et couler le bon vin.

Une génération qui agit sur la réconciliation
Il me semble que notre génération agit, de façon consciente ou inconsciente, pour panser les plaies d'une culture blessée, en détresse d'une certaine manière.
Les mentalités actuelles, individualismes, extrémismes, assez en vogue sur notre territoire poussent sur ce terreau pauvre de l'acculturation. Le déni de culture à produit un pays déraciné qui ressemble bien à de la culture hors-sol. Une société avec des couleurs clinquantes mais sans goût. Excusez cette image maraîchère, mais la culture des hommes et des légumes n'est pas si éloigné si on prend le temps d'y penser. Faire de la culture avec des matériaux occitans, c'est faire le pari de redonner du sens au vivre ensemble en considérant un territoire dans l'espace et dans le temps. C'est de façon plus large redéfinir un pays au sens culturel. (Ce n'est évidemment pas la seule façon d'agir mais c'est de cela qu'on parle présentement.)

Offrir une main tendu au occitan de la vergonha d'une part (la vergonha c'est le concept de la honte de soi, à travers par exemple l'interdiction de parler sa langue maternelle à l'école) . Il s'agit de réconcilier les natifs, (comment définir les habitants séculaires de la région?) avec leur propre culture. Offrir à partir de spectacles originaux un regard positif sur la culture d'oc. Redonner de l'affection à cette culture c'est faire grandir les gens qui la partagent (souvent sans le savoir, nous agissons alors en déclencheur). Cette dynamique me paraît nécessaire pour le vivre ensemble. Ne dit on pas qu'il faut se connaître pour reconnaître les autres ? On agit ici dans les limites de l'intimité. Cette langue et cette culture ne se rencontre qu'au prix d'un long travail d'approche.

A notre avantage, notre génération n'est plus dans le regard plouquisant du paysan du coin. Au contraire, les changements de mentalité, par exemple concernant l'écologie, le vivre ensemble, montrent bien que l'on s'intéresse à nouveau à la santé de notre territoire. Cette santé passe par le bien être de ses habitants.
Lorsque je parle de réconciliation, elle ne s'applique pas seulement entre gens de culture occitane depuis Vercingétorix (ou Clovis pour les amateurs de vase). Elle s'applique à l'ensemble des habitants du territoire aujourd'hui. Elle implique donc une foule de nouveaux habitants (arrivés depuis la deuxième moitié du 20ème) qui ont bouleversé le paysage sociologique de notre territoire. Cette culture d'oc, dans sa fragilité n'a pas toujours su être accueillante. Parfois sur la défensive. Et nous voilà dans un classique rapport de dominant-dominé avec des blocages et des rouages bien grippés. La réconciliation c'est aussi agir sur ce terrain là, éviter le chacun chez soi. L'éclosion d'une culture contenue peut participer à l'émancipation collective.

Cette réconciliation passe par un regard bienveillant à l'autre. Concernant ma petite histoire personnelle, j'ai usé d'arguments sans limite pour pouvoir parler calmement de la chasse ou de la corrida avec mon père. Cet exemple, qui remonte à l'adolescence, montre bien que l'accueil se passe dans les deux sens. Cet intérêt que je porte à la culture d'oc doit aussi provenir d'une envie de mieux comprendre mon environnement. Mon engagement artistique est de partager cette conscience.

Agir pour un partage culturel, c'est agir pour un territoire partagé en conscience (extrait du discours poélitique du 12 brumaire 3021) .

Cette culture de partage est aussi importante en termes d'accueil. 
Offrir aux nouveaux habitants une culture dynamique et extériorisée, est plus intéressant que proposer des villas aux grilles armées de chien et de vidéo-surveillance.

Ces considérations nous montrent bien qu'un spectacle en occitan, c'est bien plus complexe sur le plan socio-culturel que sur le plan artistique.

Une fois qu'on sait que le propos interroge la culture occitane dans la société actuelle, quelle est la part de l'artistique dans notre travail?

Entre l'art pour l'art et l'art engagé mon cœur balance.
Il me semble que le propos artistique ne doit pas dévoiler les réflexions socio-culturelles. Du moins pas au premier degré. Si elles sont perceptibles, c'est que le spectateur à compris la démarche. Mais cela ne doit pas être nécessaire pour que l'œuvre existe. Ces réflexions étant sous jacentes elles nous aident à comprendre notre démarche mais elles ne sont pas le moteur de la création.

La particularité d'une culture est d'avoir des expressions artistiques populaires.
Une part du travail de la Cie du Griffe réside dans l'étude et l'interprétation de cette expressivité. Le trio vocal Aqueles en est l'illustration puisque sa démarche et de repérer des pépites musicales dans le répertoire populaire et de les resservir avec un coup de vernis bien pensé.

De façon plus indirecte, l'interprétation de poésie actuelle par le groupe Hum peut être servie par une posture de chanteur « traditionnel », c'est à dire penser la musicalité avec une modalité méditerranéenne. C'est aussi un emprunt à la culture populaire et on voit que le spectre culturel s'élargit. Les propositions de la Cie du Griffe se nourrissent d'autres influences portées par les musiciens. La direction globale étant de proposer une musicalité inspirée des musiques populaires adaptée par une pratique des musiques actuelles. C'est le cas pour le groupe Asuelh dans ses improvisations et pour son spectacle actuel, le ciné concert Chronos.

Ces créations diverses, de par leur spécificité, rencontrent des publics différents. Il est bien sûr plus facile de séduire un public avec un programme de chanson populaire assez compréhensible, bien rodé et charmeur qu'avec un concert de poésie contemporaine sur fond d'improvisation jazz. Mais c'est la complémentarité qui importe. Et le projet Chronos paraît réunir ces différentes esthétiques portées par la Cie du Griffe. La mise en narration d'images d'archives, portée par une musique d'auteurs fait le lien entre les genres. Un public non spécialisé peu apprécier une œuvre mixant propos populaire et savant. Un travail de traduction sur des poèmes à l'images, des chansons porter les situations du film, bref, le travail s'articule pour donner du sens au delà de la compréhension de la langue, dans un rapport culturel qui ne se limite pas aux langages mais invoque d'autres aspects de la culture, en soutien.

Il paraît néanmoins essentiel de penser que la langue chantée est comprise par tous. Le choix des textes reste vital. Il n'y a rien de pire que d'aligner des mots sans signification et l'émotion liée aux textes doit transparaître coûte que coûte.
C'est aussi celui là le moteur du désir et du partage. Une langue chantée avec du caractère est plus susceptible de créer des vocations et des envies que d'écouter résonner une coquille vide.
D'ailleurs, dans les croyances populaires on dit que manger des noix c'est bon pour la mémoire. Avez-vous remarqué qu'une noix à la forme d'un cerveau?

Direction artistique, les projets ouvrent la voie!

 

AQUELES

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Le trio vocal Aqueles s’empare des chansons de villages languedociens au temps dit de « la belle époque ». En costume du dimanche et canotier, ils interprètent ces airs, leurs insufflant une vie nouvelle. Et de la vie, il y en a dans ces petites histoires chantées. De l’Amour, des fleurs, de la vigne et du vin, des promenades à bicyclette et le repas du dimanche au Mazet. Mais aussi de l’argent mal gagné, des cocus, et la guerre aux Amériques…. C’est tout l’imaginaire languedocien de l’entre deux guerres qui émerge de ces chansons. Bien conservées dans leurs mélodies originales elles s’invitent dans le répertoire du trio Aqueles qui entreprend de les offrir au public d’aujourd’hui.

Le choix de ce répertoire s’est imposé au trio au fil de son aventure musicale. D’abord connecté au fil des chansons trad, Aqueles a viré de bord au contact de ce répertoire varié, véritable expression enfouie d’un passé proche mais latent. C’est cette proximité qui a plu au groupe. Ces chansons permettent de retranscrire l’esprit de cette époque. On y retrouve la vitalité d’une culture et d’une langue qui joue, émouvante et attachante, loin des clichés régionalistes, au centre de l’aventure humaine. C’est donc avec un grand plaisir que nos trois chanteurs se plongent dans cette image musicale des pays d’oc, la dépoussière et lui donne un coup de vernis bien frais. Et ils la servent à un public toujours plus conquis depuis 2011.

Aqueles a choisi cette direction artistique parce que le matériau musical était disponible. Cette sélection de chansons en langue d’oc du début 20ème s’est faite petit à petit, chinant dans les éditions de collectage du patrimoine oral du Languedoc (la Talvera, le CMLRDT, phono PACA …. ), en se mettant en relation avec des acteurs de terrain qui recueillent encore aujourd’hui des chansons auprès de personnes âgées ou encore des personnes « ressources » croisées après une représentation. Cette recherche se complète par des recueils de chansonniers, comme le « noctambule narbonnais », qui permettent de faire des croisements entre les différentes sources, voire de trouver de nouvelles chansons sur « l’air de ». Aqueles se permet bien sûr de réécrire un couplet par ci par là, en tâchant de coller au style. Il leur arrive aussi de déformer le sens de certaines chansons pour jouer avec l’esprit de notre époque actuelle.

 

ASUELH 

photos Asuelh

Il s'agit d'un collectif réunissant aujourd'hui six musiciens venus de mondes et de pratiques musicales multiples. La totale liberté qu'ils s'accordent au sein de cette formation leur permet d'explorer des univers aussi différents que la musique contemporaine, le Jazz, les musiques électroniques et d'utiliser de nombreux éléments issus des musiques traditionnelles. La poésie et le chant en langue occitane y trouvent naturellement place et enracinent profondément son discours dans un imaginaire collectif plus large.

A la croisée de tous ces chemins, ils inventent un style musical toujours redéfini autour d'une instrumentation originale. Violoncelle, clarinettes, flûtes traversières, vibraphone mêlent leur timbres subtils avec ceux de la basse électrique et des percussions. Ils développent des textures surprenantes au travers de nombreuses associations de timbres et modes de jeu que permet cet ensemble. En utilisant des outils de composition et d'improvisation issus de langages divers (sound painting, minimalisme, unité rythmique élémentaire, outils de direction décentralisés...), ils peuvent proposer à chaque concert un moment unique. Toutes les apparitions publiques d'ASUELH sont des moments intenses pour les musiciens et les auditeurs. Reliée à l'instant présent sa musique invoque une écoute collective, où le public n'est pas seulement récepteur d'une forme musicale mais influe directement, subtilement, sur cette matière sonore, au travers de son ressenti. C'est cette qualité d'écoute que le groupe explore aujourd'hui.

 

CHRONOS

photos Chronos

Le projet de Ciné Concert, avec comme matériel les films de Michel Cans, a séduit l'équipe d'Asuelh. Suite à une série de concerts improvisés sur des courts métrages (Festival de la Basse Cour, Festival du Mouton à cinq pattes), Asuelh s'est mis en quête de films à « monter en ciné concert ». La mise en ligne des films de Michel Cans par le Cirdoc a été le déclencheur. Mettre en musique ces scènes d'un quotidien proche mais tellement décalées en faisait ressortir toute la poésie. Asuelh s'inscrit dans la dynamique de la compagnie du Griffe : travailler avec notre matériel culturel occitan. Les Films de Cans en sont un condensé. C'est un regard brut et chargé de cette culture. Les portes d'entrées sont multiples quand on découvre ces films et qu'on veut les exploiter.

Le projet est d'aboutir au ciné concert entre narration poétique et reportage ethnographique. Le titre du ciné-concert « Chronos » peut être un début de piste. Si le passage des générations et le changement de leur mode de vie et une évidence, ces images sont néanmoins notre passé proche. Les plus jeunes gens que l'on voit sont aujourd'hui des personnes âgées. Ces images, renforcées par l'effet du noir et blanc, semblent sortir d'une autre époque.
Le ciné concert veut plonger dans ces images pour les interroger. Comment imaginer, à l'ère d'internet et de la nourriture biologique, que ces personnes vivaient sans eau courante ni électricité pour la plupart. Outre les changements sociétaux, nous pourrons évoquer les modes vestimentaires, l'évidence d'une vie collective à travers les fêtes, les processions, les rapports sociaux. Toutes ces personnes âgées qui captent l'œil de la caméra dans leurs habits noirs. Les jeux d'enfants au delà de toute notion de sécurité et de normes, bref un monde qui a peu d'écho dans notre vie actuelle.
Il s'agit bien sûr de ne pas tomber dans la nostalgie béate, le « c'était mieux avant ». Le ciné concert se veut une évocation poétique de ces « instants volés », une façon modeste de renouer le dialogue avec cette société balayée par les « temps modernes ».

 

HUM

photos HUM

Avec un son résolument électrique et groovy Hum disperse à tout vents la poésie occitane contemporaine dans un concert poético-narratif débridé. A la frontière entre rock, jazz et world musique, les compositions de leur nouvelle création dévoilent un univers singulier teinté de mythologie et de croyance populaire. Cupidon transforme l'amoureux en hérisson, le Faune attend son heure...
Créé en 2009 dans l'Hérault, Hum véhicule un exotisme original : un chanteur clarinettiste occitaniste d'origine belge, un percussionniste cévenol passionné de musiques orientales, un guitariste du chnor partagé entre rock et ragga indien. Un bassiste nomade féru de musiques du monde les rejoint en 2011.
Avec « Saturnin etc », Hum raconte une grande histoire avec mille petites anecdotes, fait entendre un son avec toutes ces influences qui bouleversent les musiciens d'aujourd'hui.

Le groupe Hum explore un axe de composition qui flirte avec les musiques du monde, le jazz, les musiques traditionnelles. Cette démarche séduisante sur le papier, nécessite une recherche de fond pour offrir au public une musique « actuelle » de qualité. Ce chantier des nouvelles musiques du monde pose aux musiciens des questions techniques. Par exemple celles concernant les mélanges des timbres d'instruments qui n'ont pas souvent dialogué ensemble. Quel rôles peut on confier à ces instruments qui se frottent à des compositions éloignées de leur répertoire traditionnel. Ces questions, parmi d'autres que nous ne soulèverons pas ici, occupent les musiciens qui abordent ces nouvelles « musiques du monde ».
C'est le cas du groupe Hum qui crée un répertoire actuel à partir de plusieurs gestes musicaux se rencontrant.
Hum propose au grand public un concert en langue occitane dans son écrin de musique « actuelle » méditerranéenne. Le groupe démarche les festivals de musique du monde, musique trad et Jazz. L'accueil du public est enthousiaste dans les différents lieux de programmation qu'ils fréquentent.

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La compagnie du Griffe est soutenue par :

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La compagnie du Griffe, 3 rue du LT Auguste Rames, 34700 LODEVE
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Production : Sophie Cambou 06 33 72 88 18
Diffusion : Camille Gil 06 50 76 16 26